Ma pratique repose sur une attitude basée sur
l'empathie ; une théorie intégrative
permettant de mieux cibler les différentes
difficultés et s'adapter ainsi à chacune
des histoires de vie des personnes accueillies.
Quelques raisons pour lesquelles vous pouvez consulter:
- Avoir peur de l'eau, des chiens, des autres ou de la
vie sociale,
- Avoir peur de la mort, se sentir angoissé(e)
chaque soir
- Avoir honte de son physique, de sa famille, de son identité
- Ressentir un Mal-être, craindre de ne pas être
" normal "
- Etre écrasé (e) par la tristesse, par
l'angoisse ou le désespoir
- Toutes les questions quotidiennes dont on n'ose pas
parler.
Ma philosophie
" L'important ce n'est pas d'ajouter des années
à la vie, mais de la vie aux années ".
A. CARREL
" Il n'y a pas d'espoir sans crainte ni de crainte
sans espoir " disait Spinoza.
"A ceux qui sont au creux de la vague est réservé
ce privilège de découvrir ce que tous les
navigateurs connaissent bien : la façon d'orienter
sa voile de telle sorte que les vents contraires deviennent
des auxiliaires. Car ce qui semblait devoir détruire
peut être force de renouveau, et l'obstacle peut
devenir le chemin." Etienne MATHIOT
Nous pourrions même dire : il n'y a pas de sérénité
sans désespoir, ni de réel désespoir
sans une part de sérénité.
Ce simple mot de désespoir, en langue française,
définit une telle charge de tristesse.
Qu'est-ce que le désespoir ?
Le désespoir n'est pas une émotion ; c'est
une opinion chargée d'émotions ou un état
émotif qui découle d'une perception. C'est
l'état de la personne qui n'a plus d'espoir concernant
une attente de la plus haute importance. Sa confiance
d'obtenir ce à quoi elle tient est nulle.
Désespérer, c'est perdre l'espoir qu'on
a déjà eu ou n'avoir aucune confiance d'obtenir
ce que nous souhaitons. Dans certains cas donc, le désespoir
implique une rupture, une perte. Dans d'autres cas, je
ne vois tout simplement pas de possibilité.
Le désespoir inclut toujours une impression d'impuissance.
Il peut s'agir d'une impuissance réelle. Mais celle-ci
peut-être aussi le résultat du découragement
devant l'ampleur de la tâche à accomplir.
Le désespoir est aussi accompagné d'émotions.
La tristesse est habituellement la plus apparente. La
révolte ou la rage peuvent aussi être présentes,
clairement ou de façon voilée. Elles peuvent,
par exemple, prendre la forme d'un abattement ou d'une
résignation devant la fatalité.
Le désespoir est une expérience différente
de l'absence d'espoir. Dans le désespoir, l'espoir
est toujours premier : il faut donc le perdre (c'est ce
qu'indique le mot de désespoir), et cette perte
reste douloureuse. Le désespoir est un travail,
comme le deuil chez Freud, et au fond c'est le même.
Le mot Deuil chez Freud, manifeste, à mon sens,
la même ambiguïté, la même hésitation,
qui est celle de la vie, la même tension, le même
cheminement :
Ainsi la joie ne redevient possible que de l'autre côté
de la souffrance comme le bonheur ne l'est que de l'autre
côté de la désillusion.
Nous ne faisons pas l'économie du deuil : nous
ne faisons pas non plus l'économie du désespoir.
À quoi sert le désespoir?
Quelle leçon plus claire que celle-ci : toute
espérance est souvent déçue. Parce
qu'elle n'est pas satisfaite, et chacun en connaît
le goût, celui de la frustration. Mais il arrive
aussi, et ce n'est pas le plus facile à vivre,
qu'une espérance soit déçue parce
qu'elle a été satisfaite, et que toutefois,
force est de constater que sa satisfaction ne nous donne
pas le bonheur que nous en attendions. " Ainsi, nous
ne vivons jamais, disait Pascal, nous espérons
de vivre. "
Mais venons-en à l'essentiel. L'espérance
du bonheur nous en sépare et nous voue à
la déception, à l'amertume, au ressentiment,
pour ce qui concerne le passé, comme à l'angoisse,
pour ce qui concerne l'avenir.
Il s'agit donc de passer de l'autre côté
du désespoir, ce qui suppose d'abord qu'on accepte
de l'affronter, de l'habiter, de s'y perdre. ..
Le désespoir nous met en contact brutal avec nos
limites, en particulier les limites du pouvoir qu'il nous
est possible d'exercer. Les émotions qui accompagnent
le désespoir nous ramènent à des
expériences émotionnelles importantes pour
nous. Il peut s'agir de réactions encore incomplètes
à des situations passées, mais il peut aussi
s'agir de réactions à des événements
futurs qu'on appréhende. La tristesse, par exemple,
peut rejoindre une perte antérieure ou une perte
à venir. Il peut s'agir aussi de réactions
aux limites que la situation nous force à affronter.
" A ceux qui sont au creux de la vague est réservé
ce privilège de découvrir ce que tous les
navigateurs connaissent bien : la façon d'orienter
sa voile de telle sorte que les vents contraires deviennent
des auxiliaires.
Car ce qui semblait devoir détruire peut être
force de renouveau, et l'obstacle peut devenir le chemin.
" Etienne MATHIOT
Avec vos maux mis en mots, nous pouvons faire un bout
de chemin, dépasser votre mal-être,
vos angoisses, peurs ou anxiétés, et faire
de votre désespoir une force tournée vers
l'avenir.